Le projet
de la Gare Franche

La Gare Franche est un lieu atypique au cœur du 15ème arrondissement de Marseille : une usine, une bastide et des jardins. Un bout de campagne en pleine ville qui accueille artistes, écoliers, jardiniers tout au long de l’année.

crédit photo : Christine Kristof

crédit photo : Wendy Mottard

crédit photo : Wendy Mottard

crédit photo : La Gare Franche

crédit photo : La Gare Franche

crédit photo : Vincent Beaume

agnes_verrier_la_dentelle crédit photo : La Gare Franche

Présentation

La Gare Franche est autant un outil de travail pour les artistes qu’un trait d’union, un lieu ouvert pour les voisins du quartier, de Marseille et d’ailleurs. Créée en 2001 par Wladyslaw Znorko, elle devient très rapidement un lieu de circulation, une zone de passage pour aller de la cité de Plan d’Aou au noyau villageois de Saint-Antoine.
Une enclave poétique qui travaille aussi au désenclavement du quartier.

 

Un laboratoire de création

À sa création, la Gare Franche est le lieu d’une compagnie : le Cosmos Kolej. Très rapidement, elle ouvre ses portes à d’autres compagnies, à des artistes issus d’horizons variés : du théâtre au cinéma, des arts plastiques à la musique et même de l’architecture au paysage. La Gare Franche accueille toutes les disciplines, fait dialoguer des modes d’expression différents : l’image, la scène, le son… Elle met à disposition des outils qui facilitent le travail d’écriture et de production : des espaces, du matériel technique et une bastide dans laquelle les artistes peuvent habiter. Mais, elle ne se limite pas à son rôle de lieu de résidence : l’équipe permanente de la Gare Franche fonctionne aussi sur le modèle du compagnonnage, notamment avec des artistes émergents.

 

orit_nevo_revolt_2

 

Un lieu ouvert

La rencontre avec le public est le pré-requis de tout projet artistique accueilli à la Gare Franche. Le principe d’ouverture est l’essence même du lieu. C’est un chantier commun que le lieu partage avec chaque artiste qu’il accueille : à la Gare Franche, on prend le temps de réfléchir à la rencontre avec le public, à la manière dont une œuvre peut être partagée. Ces temps d’ouverture prennent plusieurs formes : présentation de travaux en cours ou en finition, rencontres autour d’un film ou d’un livre, performances, lectures, installations plastiques. On les appelle les bOns moments.

 

« Bon moment » à La Gare Franche proposé par Chloé Martinon suite à une résidence de plusieurs mois à la Gare Franche. Jardins de la Gare Franche, le 22 mai 2015.crédit photo : Vincent Beaume

 

Cette ouverture est fortement affirmée par les microCosmos, actions mises en place par le pôle éducatif de la Gare Franche en partenariat avec les écoles et établissements scolaires de son secteur mais aussi dans d’autres « maisons », du centre social à l’hôpital de jour. L’objectif est d’assurer une permanence artistique au sein de ces structures en restant au plus près des intentions des compagnies ou artistes accueillis. Ainsi, élèves, enseignants, patients, jeunes gens ou commerçants du territoire sont systématiquement impliqués d’une manière ou d’une autre dans la construction des projets artistiques : ateliers, rencontres avec les équipes artistiques, invitations aux répétitions et aux bOns moments.

 

Historique

2001

Après des années de nomadismes, Wladyslaw Znorko et sa compagnie Cosmos Kolej posent leurs valises à Marseille, dans un ilôt de verdure perché entre le noyau villageois de St-Antoine et la cité du Plan d’Aou. Znorko, passionné par le monde ferroviaire, décide de baptiser ce lieu « La Gare Franche ». Le lieu rêvé pour le Cosmos Kolej, du polonais « chemin de fer vers le cosmos » !

 

2014-04-26_KOLEJ_GREFRANCHE_0147

 

La compagnie arrive alors dans un lieu à restructurer entièrement. Différentes phases de travaux vont se succéder, notamment dans l’Usine afin de faire de la Gare Franche un réel outil de travail.

 

Dès 2001…

Znorko propose des visites guidées de la Bastide et des jardins pour ses voisins. Durant ses visites, il raconte des anecdotes sur le lieu, réelles ou inventées, surtout inventées. Enfin, on ne sait plus trop. Il racontera notamment qu’une des chambres de la Bastide est toujours occupée par les sœurs Lions, qui ont occupé la maison dans les années 40. Elles se présentent à chaque fois qu’un artiste vient occuper leur chambre.

 

2005

Naissance des premiers jardins partagés dans le jardin de la Gare Franche à l’initiative d’un groupe de femmes du quartier.

 

22-jardin-2

 

2006

Première résidence d’artistes à la Gare Franche avec le collectif bordelais fondé par l’architecte plasticien, Gabi Farage : Le Bruit du Frigo. Le collectif va initier les « ateliers d’urbanisme utopique » qui vont conforter l’utilité des jardins partagés !

 

2007

Première tranche de travaux de réhabilitation qui permet de transformer l’Usine en salle de spectacle.

Création du chemin des écoliers, liaison piétonnière qui permet de passer du Plan d’Aou au noyau villageois de St Antoine.

 

 

Mise à disposition par la Ville de Marseille d’une dizaine de parcelles pour les jardins partagés.

Création du pôle d’excellence en lien avec le collège Elsa Triolet.

 

2011

Création d’un pôle éducatif à la Gare Franche sous l’impulsion de la Direction Régionale des Affaires Culturelles – DRAC PACA, du Rectorat, du Conseil départemental et du Conseil régional.

 

2012

En co-portage avec la Logirem, aménagement paysager en pied d’immeubles à Plan d’Aou sur les sites Corvette/Galion et Terrasses du Verduron.

 

5 Mars 2013

Décès de Wladyslaw Znorko – metteur en scène, artiste et fondateur du lieu.

Le lieu se retrouve orphelin mais l’équipe de la Gare Franche est plus que jamais déterminée à faire perdurer les couleurs de la Gare Franche, à poursuivre l’aventure de cette maison d’artistes.

 

2013

Réhabilitation de l’usine – 2ème phase de travaux.

Entrée des jardins partagés de la Gare Franche dans la Charte des jardins partagés de la Ville de Marseille.

 

Sept. 2014

Arrivée de l’artiste à l’a(e)ncre Alexis Moati – compagnie Vol Plané pour 3 saisons à la Gare Franche.

 

Les espaces

La Gare Franche est un espace atypique constitué d’une usine de 1250 m2 (contenant une salle de spectacle de 689m2), d’une bastide de 350 m2 et d’un jardin d’environ 1000 m2. C’est un lieu modulable, favorable à l’expérimentation des formes et particulièrement adapté aux créations ou événements pluri-disciplinaires.

 

Téléchargez la fiche technique de La Gare Franche :

fiche_technique_gare_franche

 

 

 

 

nomade_village_des_corps_de_ville3084