Zone d’ombre et d’utopie (Z.O.U.) – Philippe Fenwick

Voici une rencontre aussi insolite que celle d’une machine à coudre et d’un parapluie  sur une table de dissection ! Et, néanmoins, loin d’être fortuite… Car, entre Philippe Fenwick et La Gare Franche, il se manifeste ces sentiments de déjà-vu qui vous font croire aux vies antérieures ou à l’existence de mondes parallèles. Zone d’ombre et d’utopie…

crédit photo : Benoît Fortyre

crédit photo : Benoît Fortyre

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présentation

De Vladivostok à… Villeneuve-les-Avignon

 

D’utopie, d’itinéraires rêvés, de trains que l’on désire et qui n’arrivent jamais, d’adieux sur le quai : il est question de tout cela dans notre rencontre avec Fenwick. Nous sommes à Villeneuve, en plein été 2013, sous un chapiteau chauffé à blanc, trois semaines consécutives, six soirs par semaine. Le Cosmos Kolej joue le dernier spectacle de Znorko, Le Passage du Cap Horn. Mais Znorko n’est pas là, il a fait son dernier voyage quelques mois plus tôt. Et pourtant, comme le dit la SNCF, un train peut en cacher un autre…

Ce train, ou plutôt cette locomotive, c’est notre voisin de chapiteau, un échalas volubile, acteur né, dont la présence vous chatouille les oreilles et l’imagination, parfois – il faut bien l’avouer ! – jusqu’à l’irritation. Un type qui aime vous faire marcher, Fenwick ? Sans aucun doute, puisqu’il a traversé quatre fois l’hexagone à pied pour jouer dans tous les villages de France et de Navarre, et qu’il revient d’une tournée – imaginaire ? – de 15 000 kilomètres, de Brest à Vladivostok. Le héros d’une épopée dérisoire pour qui “le voyage de la vie” n’est vraiment plus une métaphore, mais du militantisme artistique.

 

On a fait tout ce qu’on a pu mais ça s’est passé comme d’habitude

 

On ne sait pas si Fenwick atteindra la Russie orientale, mais on sait que, comme Znorko, les sirènes de l’Est l’appellent et les trains lui parlent. Le spectacle qu’il joue au dehors, tout près du chapiteau, porte en titre la devise du Cosmos Kolej. Cette phrase d’Irina Vavilova, teintée d’un fatalisme éminemment slave, est celle d’une comédienne emblématique de Znorko qui l’a accompagné pendant plus de trente ans. Autre coïncidence : sur la création de Fenwick collabore Nathalie Conio, une « enfant » du Cosmos Kolej et, dans la vie, fille d’Irina Vavilova.

Et comme autant de signes ne peuvent être dus à des erreurs d’aiguillage, nous accueillons en résidence de création Transsibérien je suis, pièce viatique qui raconte la tournée imaginée par Fenwick de Brest jusqu’à Vladivostok pour mettre en scène la tournée russe imaginaire de Jacques Mercier, un authentique chanteur de cabaret qui n’a jamais quitté Brest !

inventaire

2014 –  accueil à La Gare Franche des Contes d’Odessa, par et avec Macha Makeïeff, Philippe Fenwick, Sergueï Vladimorov

2015 – résidence de création pour Transsibérien je suis, présenté à La Criée et à la Friche La Belle de Mai durant l’été 2016

ressources / contacts

www.collectif-zou.com

Artistique : Philippe Fenwick

 

Production Karinne Méraud Avril

karinne@ksamka.com

05 53 29 47 42