Collectif L.U.I.T. (Laboratoire Urbain d’Interventions Temporaires)

Établi entre Paris, Marseille et Bruxelles, le L.U.I.T. est un groupe de travail basé sur la recherche et l’expérimentation artistique dans l’espace public. Il est fondé à Paris en 2014 à partir d’une méthode d’observation récoltée et organisée au Brésil par Zelda Soussan. L’action n’est pas en reste :  le collectif invente les « interventions temporaires », véritables performances participatives au cours desquelles ils investissent un quartier pour en libérer les plus belles chimères. Mais, toujours dans une démarche d’émancipation sociale et d’aménagement poétique du territoire.

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présentation

Comédienne et metteure en scène, passée par la FAI-AR à Marseille, Zelda Soussan avait déjà aiguisé son sens de l’observation et de l’écoute au contact des habitants des quartiers Nord de Marseille. Au cours d’un travail intitulé Mare Nostrum, elle avait été la rencontre des habitants de Saint-Antoine et du Plan d’Aou pour recueillir leurs souvenirs et des instantanés d’une parole ancrée dans un territoire : celui d’une zone industrialo-portuaire dominant une Méditerranée à la fois omniprésente et peu accessible dans cette zone de l’agglomération.

L.U.I.T. : un collectif d’éclaireurs dans la ville

Avec le collectif L.U.I.T., Zelda s’entoure d’une équipe de choc : un autre metteur en scène, Aurélien Leforestier, passé par l’INSAS (Bruxelles) et l’EHESS, mais aussi deux scénographes venus de l’architecture, et cinq comédiens. Le collectif s’offre les moyens d’une réflexion critique avec la possibilité de lancer de véritables actions utopistes – au sens noble et politique du terme – sur le territoire.
Dans le projet À Venir, exercice d’urbanisme-fiction, elle et ses compagnons mènent encore plus loin la réflexion sur les conséquences socio-politiques de l’aménagement du territoire  : en imaginant de faire pénétrer les croisiéristes dans Marseille au lieu même de leur débarquement, en plein quartiers Nord, quelles conséquences pour le développement économique et social de ces quartiers ?

Conduire des expériences à la fois spécifiques et reproductibles

Avec Marché Noir, les travaux du collectif se font à la fois sur des sites urbains spécifiques, des projets de territoires et de productions théâtrales. Ces formes transversales impliquent des artistes et des chercheurs venus d’horizons divers (arts vivants, arts visuels, sciences humaines et sociales), qui n’hésitent pas à composer avec les outils et méthodes issues de ces différents champs disciplinaires, mais toujours au service de problématiques sociales. La pratique des « interventions » sur le territoire permettra ainsi l’élaboration d’outils méthodologiques. L’espace urbain est donc à la fois outil, support et objet du travail.

C’est en ce sens que le collectif se définit d’abord comme un laboratoire. Au coeur de leurs expérimentations, ils éprouvent 
le renouvellement des formes participatives, les potentiels fictionnel et théâtral de la ville et de la vie quotidienne, mais aussi des processus créatifs inspirés des logiques de la ville : la relation centre-périphérie, la gentrification ou encore l’appropriation de l’espace public.

inventaire

2016 – résidence de Zelda Soussan à La Gare Franche pour Mare Nostrum, projet de territoire et de production théâtrale à partir de balades, d’observations, d’analyses et de rencontres et de discussions avec des habitants et des acteurs du quartier Saint-Antoine / Plan d’Aou. Mare Nostrum est joué sur la place Canovas à St Antoine

2018 – résidence de travail dans l’Usine pour préparer une étape de Marché Noir présentée dans le cadre d’Étoile du Nord, journée qui réunit plusieurs structures culturelles des Quartiers Nord de Marseille à la Cité des Arts de la Rue dans le cadre de Marseille Provence 2018 (Quel Amour !)

partenaires

Dans le cadre de Marché Noir, le L.U.I.T. bénéficie de l’aide au Compagnonnage de la DRAC Île-de-France auprès de la compagnie Ici-Même/Paris et de son directeur artistique Mark Etc.

Avec le soutien d’Animakt, lieu de fabrique pour les arts de la rue, de la piste et d’ailleurs (Saulx-les-Chartreux), du Festival du Passage (Helsingor, Danemark, et Helsingbor, Suède).
Avec le soutien de la Ligue de l’Enseignement et les Centres d’Animation du XXème arrondissement de Paris : Wangari Maathai, Louis Lumière et Ken Saro Wiwa.

Avec le soutien pour les résidences des Poussières (Aubervilliers).

contacts / ressources

luit.paris@gmail.com

www.facebook.com/luit.paris